Dimanche 14 mars 2010
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Le métier de relecteur-correcteur.
Les premières fautes d’orthographe sont apparues dès lors que l’écriture a commencé à répondre à des règles. Les correcteurs sont
donc devenus indispensables afin que les textes soient revus, pour éviter toute faute pouvant compromettre la bonne compréhension d’un écrit.
Le métier de relecteur-correcteur existe depuis bien longtemps.
En effet, avant l’apparition de l’imprimerie, les scribes, les écrivains publics, les prêtres, relisaient les inventaires des
marchands, les horoscopes, les contrats, les inventaires, et au besoin ils corrigeaient ou réécrivaient ce qui présentait un « problème ».
Plus tard, avec l’apparition de grands ouvrages, les relecteurs-correcteurs sont devenus tout à fait indispensables. Ils étaient
appelés « diorthotes » et prenaient soin de vérifier que les copies des ouvrages étaient en tous points identiques aux originaux, apportant les modifications là où il y en avait
besoin.
L’imprimerie n’était pas encore née que l’on faisait déjà preuve d’une grande attention quant à la transcription
écrite.
Des signes de corrections existaient à l’époque, bien que différents des signes typographiques que l’on connaît
aujourd’hui.
Corriger un texte c’est chercher toutes les erreurs qu’il peut comporter : orthographiques, grammaticales, syntaxiques,
typographiques, etc.
Un simple point peut changer la cohérence d’un texte !
A l’époque du plomb, le correcteur comparait avec une extrême rigueur les copies originales et les épreuves afin de corriger
toute coquille, de contrôler l’application des règles typographiques de l’époque et la qualité du matériel utilisé pour recomposer les textes sur les machines.
La modification était effectuée par les personnes qui avaient placé les caractères sur la machine avant l’impression et non par
le correcteur.
Dans les années 1980, avec l’apparition de la micro-informatique, la copie et l’épreuve ne sont plus qu’un seul et même document.
Le correcteur continue à corriger des signes nécessaires à un français correct (œ, Ç, « », -, etc.), mais il nettoie le texte de ses irrégularités en même temps qu’il le
modifie.
Le correcteur s’assure aussi de la bonne mise en page des documents qui lui sont présentés.
La fonction la plus noble du correcteur est tout de même de vérifier que le texte a du sens. Une note de bas de page absente,
une légende erronée, un texte inséré en bloc, tout cela peut contribuer à la perte de sens d’un écrit.